Visite commentée dans le cadre de l’exposition « You May Own the Lanterns, but We Have the Light » d'Haig Aivazian
En déployant une pratique à la croisée de l'image en mouvement, de la sculpture, de l'installation, du dessin et de la performance, Haig Aivazian (né en 1980, vit et travaille à Beyrouth) explore les manières dont les rapports de pouvoir s'infiltrent subrepticement dans notre quotidien et affectent à la fois les corps, les objets, les paysages et l'architecture. Depuis plusieurs années, Haig Aivazian s'intéresse à la lumière artificielle, et la façon dont elle fait écho aux enjeux de pouvoir et de contrôle dans la vie moderne. Conçu comme un levier de coercition policière, l'éclairage public - en opposition symbolique à l'obscurité et, par extension, à la criminalité - s'est imposé comme un outil central de la planification des villes et des infrastructures publiques.
A la Galerie, centre d'art contemporain d'intérêt national de Noisy-le-Sec, l'artiste présente les trois épisodes de sa minisérie intitulée You May Own the Lanterns, but We Have the Light (Vous possédez peut-être les lanternes, mais la lumière nous appartient). Pensée spécifiquement pour l'espace domestique du centre d'art, l'exposition fait dialoguer les films avec l'architecture singulière de l'ancienne villa, transformant ses salles en un parcours immersif oscillant entre lumière et obscurité, avec un jeu de couleurs et des transitions musicales. "You May Own the Lanterns, but We Have the Light" est la première exposition personnelle d'Haig Aivazian dans une institution française.