H.V. l’autre bal de Katell part d’une image : des corps qui absorbent plus qu’ils ne peuvent contenir.
Travail, injonctions, mémoire, récits : tout s’accumule jusqu’à dérégler la mécanique. Dans cet espace de saturation surgit Katell Gollet, figure de la légende bretonne condamnée pour avoir voulu danser selon ses propres règles.
En filigrane, la figure féminine de la légende bretonne Katell Gollet, condamnée à
danser sans fin pour avoir refusé l’ordre, devient une image presque ironique :
celle d’un corps qui pousse la logique jusqu’à l’absurde. Continuer, tenir, danser -
encore et encore.
La pièce explore ce moment de bascule où la mécanique se dérègle. Là où le
corps déborde, fissure la norme, rompt la cadence imposée. Ce point de rupture
n’est pas seulement une chute : il ouvre un espace. Une possibilité de décaler, de
ralentir, de mal faire, de reprendre le temps.