UNE VERSION LOUFOQUE ET GÉNÉREUSE DE L’AVARE, POUR DÉNONCER LA COURSE À L’ARGENT.
La troupe menée par Clément Poirée nous régale dans sa dénonciation d’une société où la quête incessante à l’argent, chez Molière comme aujourd’hui, semble dicter tous les rapports sociaux. Face à l’avarie légendaire d’Harpagon, le metteur en scène nous invite à la générosité. Le plateau du théâtre se transforme en recyclerie où les comédiens « fauchés » s’essaient à l’habillage de vêtements usagers offerts par le généreux public. Dans cette version contemporaine réactualisée, Molière retrouve le goût de l’absurde et de la farce, dans une même joyeuse folie collective.