Une croisière à Prague
« J’aurais voulu te dire… » chantait Marc Lavoine en 2001 sur les notes du plus célèbre des thèmes de La Moldau. Un poème symphonique composé en 1875 par le Tchèque Bedrich Smetana et qui rend hommage à la grande rivière éponyme traversant la ville de Prague. Cette composition extraite d’un vaste cycle intitulé Ma Vlast, « Ma Patrie », nous invite à imaginer la naissance de la rivière, mince filet d’eau au départ, évoqué par le jeu fluet des flûtes, grandissant petit à petit avant de border une scène de danses paysannes et de faire une entrée glorieuse dans la capitale de la Tchéquie.
Le chant de la mer
Cinq poèmes mis en musique, cinq tableaux et autant de visages de la mer : une berceuse, une mélodie entendue dans le port de Capri, la mer calme un dimanche, une plongée à la découverte des coraux et le rythme de la nage. Ces cinq mélodies anglaises et lyriques interprétées par la mezzo-soprano Alice Coote nous plongent dans un bain debussyste et wagnérien. Une musique romantique interprétée par un orchestre fleuve, renforcé par les notes d’une harpe et d’un orgue afin de mieux rendre compte des couleurs mouvantes de la mer protectrice de l’Angleterre d’Elgar.
Aimez-vous Brahms ?
Difficile de rester de marbre face à l’une des œuvres les plus charmantes de Johannes Brahms. Sa Troisième Symphonie (1883), popularisée par son troisième mouvement repris par Jane Birkin et Gainsbourg dans la chanson Baby Alone fait partie des chefs-d’œuvre du compositeur. Parmi les grandes admiratrices de cette symphonie, Brahms pouvait compter sur son amoureuse secrète, Clara Schumann qui croyait entendre dans cette partition : « un tout, un seul battement de cœur. Du début à la fin on est enveloppé par le charme mystérieux des bois et des forêts ».