L’exposition consacrée à Michelle de Launay au Musée des Tapisseries mettra en avant l’oeuvre de cette artiste qui a œuvré dans les années 70 et début des années 80 au renouveau de l’art de la tapisserie contemporaine. Nous lui rendons hommage dix ans après sa disparition en présentant à nouveau la tapisserie en volume faisant partie des collections du musée Obsidienne, 1983, H 200 x L 180 cm, acquise par la Ville d’Aix-en-Provence en 1988, accompagnée d’autres tapisseries, dessins et sculptures prêtés par la famille. Une dizaine de tapisseries dont certaines dépassent les deux mètres entreront en résonance avec ses pastels et ses sculptures, meTant en avant le travail de recherche formelle entre ces trois médium très complémentaires dans l’oeuvre de Michelle de Launay. Michelle de Launay (née à Beyrouth en 1935, décédée à Montpellier en 2015) a fait de nombreux séjours en Algérie et dans l’Océan Indien, à Madagascar, La Réunion où elle enseignait le français et le latin jusqu’en 1970. En 1971 elle revient en France pour s’inscrire à l’école de la célèbre Manufacture des Gobelins et y suit durant deux ans les cours de dessins et tapisseries. De 1972 à 1975 elle réalisa quatre tapisseries d’après les cartons du peintre Jean-Pierre Hammer. C’est à partir de 1976 que Michelle de Launay crée ses propres tapisseries et expérimente le relief, jouant des matières et des formes. Abstraites et principalement monochromes, ses tapisseries sortent du cadre, et se meuvent en volutes, spirales, vagues en référence aux éléments et aux forces de la nature et plus particulièrement à l’océan, au vent qui l’ont imprégnés lors de ses séjours à La Réunion. Devenue enseignante de haute lice, elle ouvre son atelier de création et d’enseignement de la tapisserie à Paris et coordonne l’atelier collectif de tapisserie de la Cité internationale des Arts de Paris de 1976 à 1981. En parallèle, la pratique du dessin et plus spécifiquement celle du pastel, jouent des nuances et des dégradés subtils qu’elle e3ace dans ses tapisseries. Les courbes et les volutes se retrouvent portées par un élan vital. A partir de 2008, le volume est omniprésent non plus dans ses tapisseries mais dans sa pratique de la sculpture à laquelle elle se consacre désormais. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives et des expositions personnelles lui ont été consacrées à travers la France notamment à la Cité internationale des Arts et plus particulièrement en 1987 au Musée des Tapisseries, Michelle de Launay, le retour au mur.