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Le C.A.S.H. et Cultures du Cœur
Centre d’accueil et soins
hospitaliers de Nanterre (C.A.S.H.)
L’expérience menée par Michèle Chang au Cash de Nanterre nous a
semblé représentative d’un projet culturelle unique conçus avec
les publiques les plus divers. Tout en relayant l’action de
Cultures du Cœur Michèle Chang s’est régulièrement entourée
d’artistes pour intégrer à des projets les plus ambitieux les
publics du cash. Cet exemple confirme que même dans des situations
extrêmement difficiles il est possible d’utiliser la culture comme
un moyen de valorisation et de reconstruction.
Les origines du C.A.S.H. remontent à la maison de répression de
Nanterre, crée en janvier 1873 pour extirper la mendicité,
considérée comme un délit jusqu’en 1992. Le 13 janvier 1989, la
Maison de Nanterre devient le C.A.S.H. c’est un
établissement public autonome de la Ville de Paris, à caractère
sanitaire et social. Le président du conseil d’Administration de
l’établissement est le préfet de Paris.
Le C.A.S.H.
comprend 4 pôles : un pôle hospitalier Max Fourestier , jumelé
avec l’hôpital Louis Mourier de Colombes, un pôle Personnes Agées,
un pôle Insertion et Accueil, et le Centre d’Hébergement et
d’Assistance aux personnes sans Abri (CHAPSA).
La mission sociale du C.A.S.H. est d’aider l’usager à un
retour au droit commun et à l’emploi.
Le Pôle culturel
Le pôle culturel est en quelque sorte le cinquième pôle du
C.A.S.H., transversal à toutes les structures. L’équipe
comprend une responsable, chargée des affaires culturelles, une
animatrice BEATEP transversale eu centre d’hébergement et de
Réinsertion Sociale de longue durée (Pôle Insertion et accueil),
deux accompagnateurs culturels ainsi que deux personnes attachées
à la bibliothèque du C.A.S.H.
La vocation du Pôle culturel est de donner à l’usager la
possibilité d’avoir au cours de son séjour dans l’établissement,
un contact direct avec un artiste, une œuvre selon les modalités
diverses correspond correspondant aux structures sociales où il
est hospitalisé : concerts itinérants, accompagnement musical et
lecture au chevet, ateliers théâtre, théâtre et cinéma, théâtre et
musique, art plastique, sorties aux musées et au théâtre…
Les artistes sont tous des professionnels. Ils viennent
d’associations spécialisées dans la diffusion de l’art à l’hôpital
ou sont proposés par le théâtre des amandiers et le réseau des
médiathèques de Nanterre, dans le cadre du programme national «
Culture à l’hôpital» mis en place par le ministère de la culture
et par le secrétariat d’Etat à la Santé en 1996. Ce programme
contribue à rapprocher des hôpitaux et des équipements culturels
pour favoriser l’accès à la culture des personnes qui en sont
éloignées.
La fonction de la culture pour les usagers du secteur social
La dynamique créée par la multiplicité des actions artistiques et
culturelles permet à l’usager de retrouver le sentiment
d’appartenance à une communauté, celle d’un atelier, d’une
structure ou celle plus large de la cité.
A
travers l’art, l’usager redécouvre son identité et les lois de la
vie en société : l’exigence, la tension vers le dépassement de
soi, le respect, le sentiment de fraternité, le plaisir d’une
action commune reconnue.
Les projets sont conçus pour que l’usager franchisse les limites
du C.A.S.H., pour qu’il puisse trouver des repères à
l’extérieur et de projeter dans l’avenir. La conviction que « tout
homme à tout instant peut poser les jalons d’un nouvel avenir »
est le clef de voûte des différents ateliers et actions organisés
au profit des usagers du secteurs social.
Cultures du Cœur
Le projet de Culture du Cœur coïncide parfaitement avec les
objectifs du projet culturel du C.A.S.H. puisqu’il ouvre à
l’usager les portes de la vie culturelle de la cité, lui offre
l’occasion de vivre les mêmes évènements que ceux qui n’ont pas
rompu ouvertement avec la société.
Le partenariat avec Cultures du Cœur date de la fin de 2002. La
mise en place du partenariat a été faite dans le cadre de la
formation BEATEP d’une accompagnatrice culturelle en emploi jeune.
Cette personne est aujourd’hui animatrice au C.AS.H., elle
est responsable de l’action Cultures du Cœur.
La possibilité d’accéder aux lieux culturels de la cité est une
source de régénération pour les personnes qui ont vécu
l’expérience de l’exclusion. On note au C.A.S.H., un
changement dans les comportements des adeptes de Cultures du Cœur.
En 2003, ils ne réservaient que des places de cinéma, en 2004, ils
osent réserver des places de théâtre. Ils organisent leurs
réservations sur des périodes plus longues, allant jusqu’à un
mois. Lorsqu’ils ne vont pas à un spectacle pour lequel ils
avaient réservé, ils préviennent afin que l’on procède à
l’annulation de la réservation. En 2004, 708 places ont été
réservées sur 392 lieux différents.
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Les sorties culturelles du Foyer
Ce texte a été publié dans la revue du foyer de Grenelle
A Paris, l’offre culturelle est vaste, variée, permanente ; Il suffit de
consulter L’Officiel des spectacles pour le constater. Mais un français
sur cinq seulement bénéficie de cette offre culturelle, et des enfants ne
sont jamais allés au cinéma ou au cirque, des adultes n’ont jamais vu une
pièce de théâtre ou de concert.
Certes, la télévision permet aujourd’hui d’accéder à un grand nombre
d’évènements, et en cela elle concourt à établir une forme d’égalité. Mais
un film vu sur le petit écran de la télé, encore réduit par les bandes
noires et haché par des interruptions publicitaires, ne provoque pas les
mêmes émotions que le même film vu au cinéma sur un écran panoramique, en
dolby stéréo et dans une salle sombre. Et c’est bien de cela dont il
s’agit :
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Stéréotypes et « je » de miroir.
Séverine Lhez
De son expérience avec les gens du
voyage, Séverine Lhez, enseignante à
l’IUT Paris V (Carrière Sociale)
tire une réflexion riche sur les
questions d’interculturalité et de
médiation culturelle.
Lors des sessions de formation que
propose Cultures du Cœur cette
expérience de terrain a tout
particulièrement retenu l’attention
des travailleurs sociaux qui
accueillent des primo-arrivants et
des populations étrangères.
Ici encore nous parlions des
représentation de chacun, de
valorisation de la culture de
l’autre, de dépassement des a priori
et des appréhensions pour travailler
sur la sortie culturelle en tenant
compte des origines et de l’histoire
des publics concernés.
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Le théâtre comme tentative d’accession à sa
liberté intérieure
Exemple d’un atelier mené par Nicole Charpail auprès de détenus
« Créer un acteur en se déplaçant de 1m50 de sa chaise de public, être un
personnage tandis qu’on ne dispose ni de costume ni même encore de texte,
créer une scène théâtrale – espace sacré- dans une fosse équivalente à
deux cellules, se concentrer sur ce genre d’objectif tandis qu’on est
obnubilé par la vitre d’où la pénitentiaire z’yeute (au demeurant bien
moins souvent qu’on y z’yeute soi-même) ne se fait pas en claquant des
doigts. Cette bizarrerie ne nous est apparue qu’à cause d’un nombre
considérable de consignes de jeu auxquelles il fallait répondre à chaque
fois qu’on avait le moindre truc dire. Y compris quand on avait rien à
dire d’ailleurs. lire
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Consultez ces
documents audio, de certains de nos intervenants, enregistrés lors de nos
modules de formation.
Hélène CAUBEL
La compréhension des oeuvres et le plaisir
La médiation culturelle des trocs
Une définition du médiateur
1 exemple de médiation : Jean Villar
Ecoutez
Marie-Claude NOIRAN
Une définition de la médiation culturelle
Méthodologie d'un projet de médiation culturelle
Médiation culturelle et rapport à la société
Méthodologie : un travail d'équipe
Médiation culturelle / travail sur la sensibilité
1 outil de la médiation culturelle : la connaissance de l'autre
Ecoutez
Michèle PROTOYERIDES
Pourquoi la culture
Méthodologie et objectifs de la médiation culturelle
1 clef : préciser où on se situe en tant que médiateur culturel
La culture : un besoin fondamental
Ecoutez |